Tu rêves d’un été italien les pieds dans l’eau, à bronzer sous un parasol coloré ? Attention, ta carte bancaire risque de fondre avant ton cornet de glace. En Italie, prendre le soleil au bord de la mer peut coûter aussi cher qu’une nuit d’hôtel. Oui, tu as bien lu. Même les vacances ont désormais un prix… et pas seulement en crème solaire.
Des plages privées où chaque grain de sable se paie cher
Imagine une plage bordée de parasols parfaitement alignés, de transats moelleux, de douches à volonté et de bars à cocktails stylés. Le rêve, non ? Ce rêve a un nom en Italie : les lidi. Ce sont des clubs de plage privés, et dans certaines régions, ils occupent jusqu’à 42 % du littoral. Autant dire que tu as plus de chances de tomber sur une plage privatisée que sur une crique sauvage.
Mais tout ça a un prix. En moyenne, compte environ 39 € par jour pour installer ton parasol et deux transats. Pire encore, à la mode à Portofino ou sur la Côte amalfitaine, ça peut grimper jusqu’à 80 €… par personne. Tu pensais t’offrir une pizza en bord de mer ? Tu dois d’abord t’offrir le droit de t’asseoir sur le sable.
Un système ancien… qui vacille
Ces plages privées ne sont pas nées d’hier. Beaucoup sont gérées depuis des générations par des familles locales et fonctionnent grâce à un système de concessions renouvelées presque automatiquement. Mais l’Europe s’en mêle.
Avec la directive Bolkestein, l’Italie pourrait devoir ouvrir ces concessions à la concurrence via des appels d’offres. Un coup dur pour les exploitants habitués à garder leur coin de plage bien tranquille. Pour eux, ça représente une menace. Pour les touristes ? Peut-être un espoir de voir les prix baisser un jour, qui sait.
Plage gratuite ou confort luxueux : il faut choisir
Heureusement, il existe encore des plages publiques gratuites. Mais prépare-toi à poser ta serviette à 30 centimètres de celle de ton voisin. En plein été, elles sont bondées. Et oublie les douches, les cabines ou les snacks. C’est ambiance pique-nique et bataille pour un coin d’ombre.
Du coup, beaucoup de voyageurs se retrouvent coincés. D’un côté, le confort et la tranquillité qui coûtent cher. De l’autre, la gratuité, mais sans aucune infrastructure. Résultat ? Les vacanciers doivent faire un choix : sacrifier le confort ou exploser le budget.
Vacances salées aussi pour le porte-monnaie
Tu veux une idée du budget à prévoir pour bronzer en paix une semaine ? À Alassio, sur la Riviera ligure, une zone premium peut te coûter jusqu’à 392 € la semaine, juste pour deux transats et un parasol. Et ça, sans compter les repas, les glaces et les apéritifs. Autant dire qu’il faut aimer la mer… et avoir un bon matelas (bancaire).
Pour certains, ça fait partie du charme. Ces plages privées créent des emplois saisonniers, boostent le tourisme et assurent une certaine sécurité. Mais pour d’autres, c’est un gros problème. Des associations dénoncent une forme de “péage balnéaire”, qui limite l’accès libre à la mer. Ce qui, si on y pense, est un peu triste. La mer devrait être à tout le monde, non ?
Vers un compromis plus juste ?
Face à cette controverse, certaines communes italiennes ont trouvé une solution maligne. Elles intègrent des zones gratuites au sein des plages privées. Une sorte de mix entre luxe et liberté. Pas besoin de payer pour sentir le sable chaud sous tes pieds, mais si tu veux un spritz bien frais, là oui, il faudra sortir le portefeuille.
Alors, en préparant ta prochaine escapade en Italie, pense astucieux. Renseigne-toi à l’avance, alterne entre plages libres et moment détente dans un lido. Et surtout, n’oublie pas que parfois, un peu de sable et une vue suffisent pour savourer l’instant. Avec ou sans transat à 80 euros.




